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Premier lundi du mois d’octobre, journée mondiale de l’Habitat, Défenseurs Plus exhorte les autorités à garantir un logement décent à la population

Le droit à un logement décent est l’un des droits fondamentaux de la personne humaine garanti par la constitution de 1987, en son article 22. Vivre dans un logement décent n’implique pas seulement de pouvoir dormir sous un toit convenable. Cela implique d’autres prérogatives notamment le fait de vivre dans un environnement sain, de vivre dans un quartier qui a un accès à des services de santé, des loisirs, à un point d’eau etc. En Haïti, plus de 10 ans après le séisme du 12 janvier 2010, certaines personnes vivent toujours dans des abris de fortune. Les nombreux plans et fonds de reconstruction allouées aux pays n’ont pas servi à grand-chose, si on tient  compte du bilan de la situation de l’Habitat dans le pays avant et après le séisme. L’on constate sans difficulté la prolifération des bidonvilles dans les centres urbains notamment à Port-au-Prince.

De plus, aucun plan stratégique de logement n’est établi à l’échelle nationale en vue d’une meilleure construction sur le territoire. Défenseurs Plus rappelle qu’au sein de la loi organique du Ministère des affaires sociales et du Travail il est prévu la création de programmes de logements sociaux, comme l’Entreprise publique de promotion de logements sociaux (EPPLS). Les bidonvilles pullulent dans toutes nos grandes villes, et viennent augmenter les problèmes d’insalubrités, d’insécurité. Ils sont entre- autres  le résultat de l’absence de plan d’urbanisation et de  la répartition des services publics existants.

Le retranchement des familles pendant bon nombre de jours chez eux dû au confinement proposé par le gouvernement pour combattre la Covid-19, nous a clairement montré à quel point la population haïtienne est vulnérable en ce sens. Dans un contexte où il faut adopter des mesures de distanciation à l’égard des autres, à l’intérieur des foyers, parfois plus de cinq personnes partagent une même chambre.

Par ailleurs,  de nombreuses personnes ont dû laisser leur logement au cours de ces dernières semaines dû aux problèmes d’insécurité. En effet, les résidents des quartiers de Bel-Air, de La Saline, de Martissant et autres, ont dû abandonner leur toit pour se réfugier sur les places publiques afin d’échapper aux incendies criminels et aux affrontements des groupes armées. Même les quartiers supposés plus sûr ne semblent pouvoir échapper au joug de l’insécurité et de la violence aveugle. Quand il s’agit de logement, la responsabilité n’incombe pas aux citoyens d’établir les stratégies, cela revient à l’État de garantir un environnement sain, des infrastructures de qualité à la population. Donc, Défenseurs Plus en appelle une fois de plus aux autorités de garantir en bonne et due forme ce droit et de faciliter le retour des nombreux réfugiés dans leur quartier.

 

Port-au-Prince, 4 octobre 2020

 

Samendina L. JEAN

Responsable de Communication

Téléphone : +50947376960

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