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Préoccupation du Collectif Défenseur Plus face à la situation que confronte la population des zones marginalisées

Le fait d’être soumis à différentes formes de dangers, de menaces, de risques ou de délinquance, il est évident que la panique s’installe dans le quotidien des gens. Situation           malheureusement qui est monnaie courante dans le pays, particulièrement la population de Martissant et du Bicentenaire.

Les facteurs liés à l’origine de l’insécurité en Haïti sont difficile à identifier car, ils sont à la fois multiples et étroitement liés. Faits remarquant, après le séisme du 12 janvier 2010 à Pénitencier National 5136 prisonniers ont pu s’évader, de là, l’insécurité renforce.  Récemment, avec la crise électorale dès le premier tour de la présidentielle du 25 octobre 2015, à en croire plus d’un, des courants politiques alimentaient des réseaux criminels  en armes. Dans ces zones marginalisées les gens armés font l’objet de manipulations politiques au moment des crises. Ce phénomène est souvent lié à l’élite politique du pays qui utilise les gens armés des quartiers défavorisés pour intimider ses adversaires et accroitre ses influences et ses affaires. Le Collectif Défenseur Plus se sent préoccuper par ce fléau qui ronge des milliers de familles et laissé des enfants sans père ni mère.

Après avoir annoncé des représailles à Port-au-Prince, les bandits ont passé à l’acte dimanche dans l’après-midi où des quartiers proches de Martissant et du Bicentenaire étaient devenus la proie des bandits et de véritables déserts des déplacements forcés par de nombreux résidents pour essayer de se mettre à couvert,  alors qu’on est à la fin de la période scolaire, les écoliers se rendent en salle de classe complètement paniqués ; toutes les activités sont paralysées. Ces gens armés constituent la principale source d’insécurité dans l’aire métropolitaine, ils sont impliqués dans des trafics d’armes, se livrent au racket, et s’adonnent à des guerres de territoires. Les meurtres, les vols, les viols et les enlèvements font partie de leurs méthodes. Personne n’est épargné, un exemple assez récent, clair et regrettable la disparition du journaliste-photo Vladjimir Légagneur dans l’exercice de son travail.

Le collectif Défenseur Plus  constate, avec amertume, quand il y’a des incidents passés dans les zones populaires, les policiers n’épargnent personne en assimilant tous les gens à des bandits. On est unanime à reconnaitre qu’Haïti est un pays pauvre où les citoyens n’ont pas accès même au service de base. La police qui constitue l’élément moteur pour assurer la sécurité de la population sur tout le territoire, n’a pas à privilégier un secteur à un autre ou une classe sociale à une autre. Vu les articles 269 à 274 de la Constitution de 1987, la Loi du 29 novembre 1994 attribue à la Police Nationale d’Haïti (PNH) en ses articles 7, 7.3, 7.5, 7.9, elle a la mission de gestion de l’ordre et de la sécurité publique.

Le collectif Défenseur Plus, tout en ayant l’obligation de défendre les droits humains, demande aux responsables de la Police Nationale d’Haïti (PNH) de prendre ses responsabilités vis-à-vis de la population de ces zones marginalisées. Tout en rappelant leur mission qui est de : « maintenir l’ordre, la paix, la sécurité, la tranquillité et la salubrité publique » (art 7.3) ; « Contrôler la détention et le port d’armes sur le territoire national » art 7.5 ; « Contrôler toutes les voies de communications terrestres, maritime, portuaires et aériennes » art 7.9.

Il est important de se signaler que, certains jeunes livrés aux actes de banditismes sont  des victimes de la société, pour cela, le collectif Défenseur Plus demande au gouvernement de prendre en compte les multiples problèmes que confrontent ces jeunes et de créer des programmes de socialisation, d’encadrement et d’intégration. Comme stipule la Constitution de 1987 dans son article 32 « L’Etat garantit le droit à l’éducation. Il veille à la formation physique, intellectuelle, morale, professionnelle, sociale et civique de la population ».

Fait à Port-au-Prince, le 19 Avril 2018

 

 

Antonal MORTMÉ

Co-directeur

37157299

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