Haïti, crise politique : Déclaration des organisations des Droits Humains

Les organisations haïtiennes de promotion et de défense des Droits Humains signataires de la présente, déplorent et condamnent les actes de violences (d’où qu’ils viennent) perpétrés au cours de la période de mobilisation contre la corruption. Elles profitent pour se sympathiser aux familles des victimes (citoyens, citoyennes et policiers, policières), et leurs alliés. Les organisations haïtiennes de promotion et de défense des Droits Humains signataires de la présente note se solidarisent avec tous les citoyens et toutes les citoyennes qui avaient décidé de gagner les rues pour exercer leur liberté de défendre leurs droits fondamentaux, notamment les droits économiques, sociaux et culturels bousculés par la corruption et les inégalités pratiquées à grande échelle en Haïti.

Dans le contexte actuel où le panorama politique et socio-économique du pays est sombre, et les conditions de vie de la population sont dégradées plus que jamais avec un taux de chômage situé entre 70 et 77%, l’État ne gère presque rien. Les organisations haïtiennes de promotion et de défense des Droits Humains signataires de cette note appellent les autorités, si elles auraient le sens de responsabilité, à mettre un terme à la situation de confusion et de violence d’état dans laquelle se trouve le pays. Au peuple haïtien y compris les secteurs de la société civile, à rester solidaire devant toutes les menaces portant atteinte à leurs droits et à leurs libertés fondamentales.

Par ailleurs, les organisations signataires de cette note entendent continuer leur travail d’observation et de documentation des cas de violences et des violations des Droits Humains enregistrés dans le pays afin d’accompagner les victimes par devant les instances judiciaires nationales et internationales. Le travail de ces organisations consiste également à encourager un dialogue franc entre les différents acteurs de la crise politique tout en combattant l’impunité sous toutes ses formes. Elles réaffirment leur volonté à défendre les libertés publiques et individuelles comme des acquis constitutionnels et des Droits Humains indérogeables en toute circonstance au regard des conventions internationales ratifiées par la République d’Haïti.

 

Port-au-Prince, le 22 novembre 2018

 

Suivent les signatures :

 

Barthélemy D. JEAN NOEL

Organisme d’Universitaires de Défense des Droits Humains (OUDH)

 

 

Antonal MORTIMÉ

Collectif Défenseurs Plus

 

Ansy NICLAS

Solidarité Haïtienne de Défense des Droits Humains (SOH D DH)

 

Pierre Garrot NÉRÉ

Collectif des organisations pour la défense des droits des migrants et rapatriés (CODDEMIR)

 

 

 

 

Pour authentification :

 

 

 

 

 

Antonal MORTIMÉ

Co-Directeur – Défenseurs Plus

(509) 3715 72 99

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